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5/31/2005 Un coup de bol ? Sûr'ment pas !Qui dit que les miracles n'existent pas ? Moi je dis qu'ils existent. Qui dit que les miracles ne sont que des coïncidences ? Moi je dis qu'il y a des signes qui ne trompent pas. Je m'explique : il y a quelques temps, ou plutôt y a pas mal de temps (depuis le 16 avril), j'ai perdu ma clé USB, cadeau des gens de l'Eglise de Gex, sur laquelle j'avais mis tout mon roman, mon TPE et des photos. Je n'avais aucun double de ces fichiers sur tous les ordinateurs que j'ai à ma disposition, ni n'importe où d'autre. Malheureusement, je l'ai perdue la veille des vacances au lycée, par conséquent, j'ai dû attendre 2 semaines avant de pouvoir commencer les recherches. Sachant que les gars de ma classe l'aurait prise pour leur usage personnel, j'étais très inquiet. Le lundi de la rentrée, j'ai couru dans la salle où je me rappelais l'avoir oublié et elle n'y était pas. J'ai prévenu les 2 autres de mon groupe de TPE. J'ai été assez étonné : ils ne m'ont pas tué. Je suis ensuite allé à l'accueil du lycée où il n'y avait rien d'autre que des paquets de chewing-gums (donc rien d'intéressant). Le jeudi, je me suis renseigné auprès du prof : il a dit qu'il n'avait rien trouvé et qu'il allait réfléchir à ce qu'il y avait à faire (tu parles, il a rien fait). Pendant des semaines, j'ai cherché (un peu) à trouver de l'espoir là où il pouvait y en avoir un, même minuscule, mais en vain. J'ai aussi prié pour que je la retrouve avec tous ses fichiers. Comme rien ne se passait, j'ai dit au moins avec tout mon roman. J'ai attendu, désespéré, bien que je n'arrivais pas à accepter que je puisse l'avoir perdu pour toujours. Alors que je ne m'y attendais pas du tout, le mardi 24 mai, une copine de classe m'a dit que la déléguée avait un copain qui avait trouvé une clé USB. Je suis donc allé voir la déléguée et elle m'a présenté son copain. C'est un gars du genre skater, avec tous les éléments que cela comporte. Il me l'a donc amené le jeudi 26. Dès que je suis arrivé chez moi, j'ai sauté sur l'ordinateur pour voir ce qu'il y avait sur ma clé USB. Il manquait pas mal de fichiers, mais mon roman était entier. Je sais que ce n'est pas le gars qui l'a trouvé qui les a effacés. Comment je le sais ? Pourquoi n'aurait-il pas tout effacé, après tout ce temps ? Et puis, j'ai toujours passé beaucoup de temps à étudier les gens pour bien les cerner et je sais - bien que je ne l'ai pas vu longtemps - que c'est quelqu'un de confiance. Je ne crois pas à une coïncidence. Je ne vois pas pourquoi les fichiers de mon roman seraient tous sains et saufs alors qu'une grande partie du reste a disparu. Si Dieu n'existe pas, je suis fou ! Et je sais que ça n'est pas le cas. Cette mésaventure m'aura appris 4 choses : 1/ ne jamais amener de clé USB au lycée, mais plutôt une vieille disquette : si elle disparaît ça fait moins de dégâts ; 2/ avoir toujours un double des fichiers quelque part ; 3/ ne pas juger les gens, seulement parce qu'ils sont dans un milieu pas très correct ; 4/ ne jamais douter de Dieu, car il répond toujours aux prières. 1/17/2005 Suite de mon romanDepuis la capitulation des Yuuzhan Vong, les Jedis construisaient un nouveau lieu d’enseignement, afin de continuer à transmettre leur savoir. Sous la direction du Maître Jedi Luke Skywalker, ils s’étaient installés sur Dantooine, une planète qui avait abrité une autre Académie dans les jours anciens. Partout, on s’affairait à monter les bunkers de plastacier. L’Alliance Galactique avait envoyé des techniciens pour aider les Jedis à s’établir sur Dantooine. Une fois cela terminé, ils édifieraient un bâtiment en dur pour que les conditions de vie soient plus convenables. Les travaux avaient bien avancé et Luke voulut constater le résultat de leurs efforts. Il monta donc sur une colline qui se dressait au dessus de leur campement. C’est là qu’ils construiront la nouvelle Académie Jedi. Il arriva finalement en haut, semblant en pleine forme, bien que des perles de sueur coulaient sur son front. Il se retourna et observa le camp. Le vent venait rafraîchir son visage, ses robes tournoyant autour de lui. D’ici demain, ils pourraient commencer la construction du Temple Jedi. Alors qu’il profitait encore de l’air frais de la brise, sa femme, Mara Jade Skywalker, arriva, son fils de quatre ans, Ben, dans les bras. - Alors, tu es fier de ton œuvre ? - Fier, je ne sais pas, mais je suis heureux que l’on puisse enfin retrouver le calme. Nous avons tellement perdu de temps avec cette guerre … Certains ont succombé, alors qu’ils avaient un immense talent. Ils auraient été de grands Jedis. Quel gâchis ! Les Yuuzhan Vong ne nous ont même pas laissé le temps de souffler. J’espère que ce temps de paix durera longtemps. Des larmes emplirent les yeux du Maître Jedi. Mara déposa le petit garçon au sol et le poussa gentiment pour qu’il aille jouer ailleurs. Puis, elle se retourna vers son mari et lui avoua : - Pour moi aussi, c’est dur, tu sais ! Et pour eux tous aussi ! Nous nous en voulons tous d’avoir survécu et de n’avoir rien pu faire pour sauver l’un ou l’autre de nos amis. Anakin pour Jaina, Wurth pour Kyp, Numa pour Alema, … et je pourrais te donner tant d’autres exemples. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter là-dessus. Il reste tant à faire ! D’autres personnes ont besoin de notre aide à présent. Si nous acceptons la vie que la Force nous a donnée et le poids du passé, nous honorerons leur souvenir. Si la Force nous a préservé, c’est que notre rôle dans l’histoire n’est pas terminé. Il faut le faire pour eux ! Ses yeux à elle aussi étaient embués. La main posée sur l’épaule de Luke, elle le regardait, tentant de lui faire reprendre espoir. Le silence s’installa, le vent était plus faible et le temps même semblait s’être arrêté. Cet instant ne fut qu’une seconde dans la vie de ces deux êtres, mais il leur parut être une éternité. A ce moment, le Maître Jedi entendit dans sa tête les paroles de son Maître, Yoda, un petit extra-terrestre vert avec de grandes oreilles : « Si tu honores ce pourquoi ils se sont battus, tu ne dois pas intervenir. » Réfléchissant à l’erreur qu’il avait faite en voulant sauver ses amis, il conclut que son épouse avait raison. Alors qu’il ouvrait la bouche, la brise reprit et les sables du temps recommencèrent à couler. - Tu as raison ! Nous nous devons de vivre pour respecter ce pourquoi ils sont morts. Il prit Mara dans ses bras et l’étreignit tendrement. - Je vais partir à la recherche de nouveaux Jedis potentiels avec Tenel Ka, ajouta-t-il. Elle aussi a besoin de se changer les idées. Elle acquiesça silencieusement, la tête contre le torse du Jedi. - Allons reprendre les travaux. Si nous nous dépêchons, nous pourrons débuter la construction de notre nouvelle Académie, affirma-t-il, un sourire au coin des lèvres. Mara quitta ses bras et ils se dirigèrent vers le camp. Luke entra directement dans le bunker qui abritait la salle des communications, pendant que sa femme retournait travailler. Il ne reparut qu’après un long moment.
Depuis l’invasion de Draknar par les Insurgés, le gouverneur Beran Fierce avait cherché de l’aide partout où il aurait pu trouver un peu de soutien. Il avait tenté de joindre les dirigeants des planètes voisines, ainsi que le Président de l’Alliance Galactique, pour éviter que son royaume ne tombe entre les mains de l’Empire. Malheureusement, les résultats étaient peu concluants et il décida donc de réunir le Conseil Administratif d’Aldira, afin de prendre les décisions nécessaires pour se protéger. - Mes amis, l’heure est grave ! Comme vous le savez sûrement, les négociations pour la libération de Draknar ont échoué. Le Chancelier et moi-même pensons que l’Empire envisage d’envahir le reste du système Naboo. En prévision de cela, j’ai entrepris de contacter nos voisins dans le but de construire une alliance militaire pour lutter contre le totalitarisme impérial. Malheureusement, seuls les Syléniens ont répondu à notre appel. Bora, Tyrésias et les Gungans d’Ohma D’un sont injoignables, et nous ne pouvons rien attendre des Draknors, qui sont sous le joug impérial. La Ministre de la Défense, la princesse Léia Organa Solo, m’a soutenu qu’elle nous enverrait une flotte et des hommes pour nous aider en cas de bataille. Mais je doute qu’ils arrivent à temps. - Comment pouvez-vous affirmer que les Vestiges nous attaquerons ? demanda le conseiller Lagaya. - Je doute que l’Empire ait commencé à coloniser notre système sans se soucier du risque de résistance que les autres planètes peuvent représenter, répondit froidement le gouverneur. Les Draknors n’ont pas pu se défendre car ils ont été pris par surprise. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous retrouver dans la même situation ! - Que prévoyez-vous de faire alors ? intervint Callista, afin d’éviter que la situation n’empire. Depuis toujours, les familles Lagaya et Fierce avaient été en mauvais terme, et elle le savait. Cependant, elle n’avait jamais accepté de porter un jugement sur le consul, malgré ce que lui en disait son père. - Nous allons installer les canons qui ont été entreposés dans les sous-sols depuis le règne du roi Snediar, déclara fièrement Filipp. Cette affirmation fit trembler la plupart des conseillers, Callista comprise. Les Aldirans étaient réputés pour être pacifistes et, bien que cela ne serait qu’un moyen de défense, c’était déjà trop pour la majorité des habitants de la planète. Beran hocha la tête car tous s’étaient tournés vers lui, puis il reprit la parole : - Ils savent que pour prendre le pouvoir, il leur suffit de contrôler la capitale. C’est le seul endroit que nous devons protéger. - Le peuple des campagnes est-il au courant de la situation ? Car si, par le plus grand des hasards, ils voyaient une flotte de Destroyers Stellaires en approche, ce serait la panique ! - Ce ne sera pas nécessaire. Quand les canons auront repéré l’ennemi, la bataille sera finie. Nous sommes à même de nous défendre, conseiller Lagaya ! Callista voulut protester, mais elle ne dit mot. Elle craignait que la trop grande assurance de son père ne les mène à leur perte. - Puissiez-vous avoir raison … soupira la consule Bragnar. Commandant, pensez-vous pouvoir réussir ? - Tout dépendra du nombre de canons que nous aurons eu le temps d’installer. Sinon, nos hommes devraient arriver à repousser une attaque terrestre. - La réunion est close ! proclama Beran. Beaucoup s’en allèrent perplexes, ne sachant que penser. Qui avait raison ? Beran ou le fond de leur âme ?
Une semaine plus tard, un transport léger coréllien approchait de Coruscant. Cela faisait déjà quelques minutes qu’il avait quitté l’hyperespace. Il se posa sur une butte herbeuse de la planète. Une jeune femme descendit du vaisseau, suivie de près par un homme un peu plus âgé. Ils avancèrent sur la colline et s’arrêtèrent non loin de la navette, contemplant la vue. Tout autour d’eux, on pouvait entendre des cris d’animaux. Autrefois, il n’y avait pas de verdure. On ne pouvait même pas voir le sol ! Seul un rocher faisant une dizaine de mètres était encore visible. Aujourd’hui, Coruscant était une ville dévastée et envahie par la nature. Pendant la guerre, les Yuuzhan Vong, qui voulaient en faire leur nouvelle planète natale, étaient dotés d’un savoir-faire biologique incroyable, ils avaient créé nombre de créatures hybrides ou venant tout simplement de leur génie, ainsi que des gemmes et toutes autres sortes de chose organique. Ils avaient donc écrasé les forces de la Nouvelle République à Coruscant et avaient déversé leurs inventions sur la planète. Alors qu’elle observait ce qui reste de la cité planétaire sur laquelle elle avait grandi, Jaina était assaillie par de nombreux souvenirs. Elle se souvint des vacances qu’elle avait passé ici avec ses deux frères, Tenel Ka et Lowbacca. Elle se rappela de la chute de Zekk dans le Côté Obscur. Elle s’était sentie tellement coupable. Puis ses pensées se tournent vers Anakin, son petit frère. Les larmes, qui menaçaient peu de temps auparavant de déferler sur son visage, coulèrent lentement sur ses joues. Kyp Durron se tenait derrière elle. Il ne regardait pas la cité détruite, mais la jeune Jedi. Le point commun entre Zekk et eux était qu’ils avaient tous les trois approché le Côté Obscur d’une manière plus ou moins prononcée. Alors que le silence était lourd, tout comme l’air tropical de la planète, Jaina ouvrit la bouche et, dans un murmure qui parvint tout de même très bien aux oreilles du Maître Jedi, elle parla, comme pour elle-même : - Pourquoi a-t-il fallu que ça finisse comme cela ? Pourquoi n’avons-nous rien pu faire pour l’empêcher ? J’aimerais tellement que tout ce qui est à présent ne soit jamais arrivé, que nous soyons encore du temps de notre apprentissage Jedi … Elle hésita un moment pour continuer. Finalement, Kyp prit la parole : - On ne choisit pas toujours ce qui va se passer. Cependant, chacun de nos actes peut influencer le cours de l’histoire. Jaina baissa la tête. - De toute façon, tu n’aurais rien pu faire pour Anakin. Il a voulu te sauver la vie, le prix en a été sa mort. Il s’avait qu’il courait un risque, mais son amour a été plus fort, et il a voulu affronter la situation. Le sacrifice n’est rien, quand on sait pourquoi on le fait. S’il ne l’avait pas fait, tu serais morte. - J’aurais préféré mourir à sa place ! - Si tu avais quitté ce monde et qu’il était encore parmi nous, il dirait la même chose. Il se sentirait aussi coupable de ne pas avoir eu la possibilité de te sauver. - Comment peux-tu en être si sûr ? - Je sais ce que c’est que de perdre un proche … soupira le Jedi. Tu ne l’ignores pas. - Oui, je sais … - Quand mon frère est mort, je me suis sûrement senti encore plus responsable que toi pour Anakin. J’ai tué mon frère. En voulant le retrouver, j’ai détruit tous mes espoirs de le revoir. Maintenant, tu culpabilises, mais tu te rendras bien compte que tu n’y étais pour rien. Moi, j’ai tiré sur la planète où mon frère se trouvait avec une arme hyper-destructrice. Tu n’as pas à t’en vouloir. Il posa sa main sur l’épaule de la jeune fille. - Je crois que tu peux encore voir ton frère grâce à la Force, je me trompe ? Elle acquiesça. - Moi, je ne peux pas. Il ne maîtrisait pas la Force. Profite de cet avantage. A présent, nous devons reconstruire un monde, afin que cela ne se reproduise plus jamais. Maintenant, nous devons rejoindre les autres sur Dantooine. La jeune Jedi sembla indécise. - Jaina, tu avais promis. Elle hocha la tête et ils remontèrent à bord du vaisseau, qui décolla quelques minutes plus tard. Alors que l’astronef disparaissait dans l’étendue spatiale qui enveloppait Coruscant, autour d’Aldira, tout était calme … trop calme auraient dit certains …
Chapitre 2 : L’ombre s’étend
Alors que tout semblait paisible dans le système Naboo, de gigantesques croiseurs triangulaires apparurent et un essaim sombre en sortit. Ce dernier se dirigea à une vitesse folle sur Aldira, pénétra dans l’atmosphère de la planète et s’en alla en direction de la capitale. Il était constitué de dix TIE Interceptor, de dix Droïd, de cinq chasseurs Avenger, de cinq Defender, ainsi que de sept bombardiers. Ces vaisseaux militaires escortaient trois transports de troupes et une navette Lambda. Alors qu’ils approchaient de la Cité d’Argent, les canons de la ville crachèrent des salves de laser rougeâtre. Les vaisseaux de chasse répondirent par des décharges vertes qui endommagèrent assez sérieusement quelques tourelles. Une bataille au-dessus d’Andorra s’engagea, tandis que les transports et la navette se posaient en dehors de la ville. Les tours aldiranes étaient en nombre insuffisant et les petits vaisseaux évitaient astucieusement leurs tirs, bien qu’elles en mirent à terre quelques uns. De leur côté, les TIE Bomber lâchaient leurs explosifs sur les canons, mais aussi sur les habitations. A l’autre bout de la ville, un chasseur Droïd fit exploser la porte principale de la ville et les commandos, dirigés par trois officiers impériaux, purent commencer l’invasion. Pendant ce temps, terrés dans le Palais Gouvernemental, Beran Fierce et ses conseillers faisaient les cents pas dans la Salle du Trône. Le consul Lagaya fixait le gouverneur, furieux. Les autres étaient désespérés, mais ne rejetaient pas la faute sur le proconsul. Dans sa chambre, Callista regardait tristement la grande place juste devant le palais. Chris n’était pas intervenu assez tôt, maintenant, ils mourraient tous. Les chasseurs et les bombardiers avaient cessé l’attaque, les rues étaient désertes et les Stormtroopers avançaient rapidement dans la ville, quand des hommes aux armures flamboyantes sortirent de nulle part et firent feu sur les envahisseurs. Dans les deux camps, plusieurs tombèrent pour ne plus jamais se relever. Les guerriers commencèrent à se mettre à l’abri et à mitrailler par instants brefs. Soudain, alors qu’ils s’approchaient de plus en plus du palais, la jeune fille reconnut l’un des officiers. C’était Chris. Les lasers étaient omniprésents. Callista courut en dehors de sa chambre et descendit les marches quatre à quatre. Quand elle arriva à la grande porte, qui était restée ouverte avant l'assaut, elle cria : - Chris, non ! C’est mon frère ! Tout le monde la fixa. Le temps sembla s’arrêter et une grande confusion s’installa. Le jeune capitaine regarda sa fiancée, terriblement bouleversé. Il fit signe à ses hommes de cesser le feu, mais ils gardèrent leurs armes en joue, prêts à tirer au moindre mouvement. - Callista, retourne te cacher ! ordonna Filipp. Mais avant qu’elle ait pu bouger, les commandos impériaux avaient abattu des soldats aldirans. Le jeune prince et les survivants répliquèrent comme ils le purent. Callista regardait la scène, impuissante et profondément déstabilisée. C’est alors que Chris tira sur Filipp. La jeune fille poussa un cri d’horreur épouvantable. Dans la Salle du Trône, les consuls et son père frissonnèrent. Des larmes coulèrent à flots sur ses joues. A présent, Chris la visait, mais avant même qu’il puisse tirer, elle fut entraînée derrière une colonne. Quelqu’un posa la main sur sa bouche pour éviter qu’elle ne criât encore. - Calme-toi, princesse, c’est juste moi. Un jeune homme la fit tourner pour qu’ils soient face à face. La jeune fille ouvrit de grands yeux. Autour d’eux, on entendait toujours les bruits du combat. Les Aldirans n’étaient pas belliqueux, mais ils étaient pleins de courage et de force. - Lun !? Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle, tout en essuyant ses larmes. - Je comptais prendre quelques vacances chez mes parents, mais je vois que c’est raté ! répondit-il en riant brièvement, avant de prendre un air grave. J’allais entrer dans la stratosphère, quand j’ai vu ces Destroyers en orbite. Je me suis tout de suite dirigé vers la capitale pour prévenir ton père, mais je m’étais à peine posé que le bombardement avait déjà commencé. Et en voyant la tournure des choses, je suis venu te sauver ! Il esquissa un sourire, qui s’effaça presque aussitôt. Il déplaça une dalle du sol. - Rentre par là. C’est un passage secret qui mène aux cuisines. Je l’ai trouvé quand mes parents travaillaient encore au Palais. De là, on pourra rejoindre le hangar. Callista descendit dans le souterrain, poussée par le jeune homme. Lun la suivit et remit la dalle en place. Ils durent marcher un moment à quatre pattes dans l’obscurité car le plafond était très bas. Petit à petit, le couloir s’agrandissait jusqu’à donner sur ce qui semblait être une impasse. Le jeune homme poussa une cloison et ils se retrouvèrent dans les cuisines, comme il l’avait dit. Apparemment, l’attaque aérienne avait recommencé : un vacarme sourd se faisait entendre au-dessus d’eux et le sol et les murs tremblaient. Cependant, elle était moins violente que la première. De plus, des bruits de combat résonnaient dans les corridors du palais, signe que l’armée aldirane s’était repliée, mais continuait à se battre. Lun entraîna la princesse vers le hangar. Une fois dans l’immense salle qui “gardait” les vaisseaux des haut placés aldirans, ils montèrent à bord d’un transport léger de type coréllien. Par soucis de rapidité, Lun s’était posé dans le dock du palais, mais était sorti par l’extérieur. En voyant que Callista était en danger, il avait préféré la faire passer par le souterrain, un endroit où on ne pourrait pas les suivre. Rapidement, le vaisseau s’éleva, quitta le hangar et fila à travers les nuages blancs d’Aldira. Le Comenor atteignit rapidement le vide de l’espace. Face à lui, la flotte de croiseurs impériaux se dressait, menaçante. Dans le Triangle de Feu, un officier s’exclama : - Un véhicule essaye de s’échapper ! _________________________________________ Si vous voulez la site, vous êtes priés de me laisser votre adresse mail dans les commentaires, car comme vous avez pu le remarquer, le texte n'est pas dans l'ordre (la suite est en haut de la page), donc voilà. A bientôt ! Début de mon romanVous trouverez dans cette catégorie mon roman. Pour avoir des informations sur les personnages, planètes,... laissez des commentaires, je vous répondrai, ou rendez-vous sur www.starwars-holonet.com. Notez que les personnages que j'ai inventés ne sont pas dans l'encyclopédie de SW-Holonet. _______________________________________________________ Prologue
An 30 : L’invasion Yuuzhan Vong a été contrée depuis trois mois seulement, et déjà, l’Alliance Galactique est surpassée. Devant, à la fois, reconstruire toute l’organisation qu’il y avait du temps de la Nouvelle République et secourir les peuples victimes des extragalactiques, elle se remet péniblement des dommages de la guerre. Dans un même temps, des membres des Vestiges de l’Empire, profitant de la faiblesse de l’Alliance, ont décidé de se révolter contre son autorité et menace d’envahir le système Naboo.
Chapitre 1 : Un rétablissement menacé
Une flotte constituée de vaisseaux impériaux de toutes sortes était postée en orbite autour de la paisible lune tropicale Draknar VI. Une navette Lambda, portant les insignes de la Nouvelle République, se dirigea vers le plus grand vaisseau de tous, un croiseur impérial de classe Souverain. Un jeune officier chargé des communications prit la demande d’autorisation de monter à bord. Le petit vaisseau pénétra dans un des immenses docks du Super Star Destroyer, la passerelle s’abaissa et deux personnes en descendirent. Il s’agissait de personnages haut placées : une Jedi Mon Calamari et un diplomate de la Nouvelle République. Ils furent accueillis par un commandant, accompagné de son escorte, qui les emmena dans la salle de conférence. Pendant qu’ils marchaient, le représentant de l’Alliance déclara : - Le comité d’accueil n’est pas génial. - Ne vous occupez pas du comité d’accueil, sénateur, lui rétorqua sèchement la Mon Calamari. Il y a des choses plus importantes que ça. La Force est agitée, j’ai un mauvais pressentiment. - De toute façon, vous les Jedi, vous avez toujours des mauvais pressentiments. La salle de réunion était une petite pièce où se trouvait une grande table rectangulaire dont le centre était vide. De nombreuses chaises se trouvaient autour. Un Grand Moff impérial était assis, seul, au bout de la table. Par la lucarne se trouvant derrière lui, on pouvait voir l’étendue immense et infinie de l’espace. Les deux ambassadeurs s’assirent et commencèrent à discuter avec le gouverneur impérial. Il était ici question de l’annexion de la géante gazeuse Draknar et de ses satellites. Le politicien de la République, un dénommé Gen Kas’rod, s’exprimait en agitant les bras en tous sens, alors que Cilghal, la Jedi qui l’accompagnait était parfaitement calme. De son côté, le Grand Moff Yzang semblait apaisé, mais une veine agitée sur sa tempe trahissait son agacement. La théâtralisation était un outil que les hommes politiques utilisaient souvent quand ils s’exprimaient, car ils n’ignoraient pas que cela avait un certain pouvoir de persuasion sur les petites gens. Bien que cette “matière” n’était pas enseignée dans les écoles de droit, elle faisait l’objet de tous. - Vous ne pouvez tout de même pas obliger les Draknors à suivre votre volonté ! Nous sommes en république, les peuples sont libres de choisir ce qu’ils veulent pour leur avenir. Les Vestiges ont conclu un accord avec la Nouvelle République, vous ne pouvez défier la volonté du Conseil de l’Alliance Galactique ! - C’est le Grand Amiral Pellaeon qui a passé un accord avec la Rébellion ! Par conséquent, ce sont ses forces qui dépendent de l’Alliance. Pour ma part, je ne suis pas sous ses ordres, mais sous ceux du seigneur Cyrus. Cilghal était toujours impassible. Elle déclara finalement : - Nous avons pour mission de négocier avec vous la libération de Draknar et la liberté du reste du système Naboo. Que voulez-vous en échange de cela ? - Nous ne voulons pas traiter avec des agents de la Rébellion. Le Moff appuya discrètement sur un bouton placé sous la table. Kas’rod ne se rendit compte de rien, mais la Jedi eut un léger tremblement que personne ne remarqua. Elle posa la main sur son sabre, prête à dégainer son arme à la moindre alerte. - Mon maître veut construire un royaume interplanétaire, et il sait qu’il ne peut se fier à vous. Par votre perfidie, vous avez conquis des territoires qui ne vous appartenaient pas ! - Mais c’est absurde ! Jamais nous n’avons fait une telle chose ! se scandalisa l’ambassadeur de la République. - Nous pourrions vous rendre ces territoires. Quels sont-ils ? - Il y en a un certain nombre. Et nous voudrions des indemnités pour la destruction de Byss ! N’essayez pas de nous arnaquer en nous rendant Bastion ! Nous savons parfaitement que la planète a été ravagée par les Yuuzhan Vong. Nous voulons des infrastructures ! - Vous pouvez les construire vous-même ! Vous êtes capables de vous attaquer à des peuples innocents alors vous pouvez très bien ériger une base ! Vous avez regardé votre flotte ? Elle est grande et … - Taisez-vous ! Ce n’est pas la peine de discuter. Soit vous acceptez nos conditions, soit les Draknors et les autres peuples du système Naboo resteront sous notre tutelle. A ce moment, des commandos entrèrent dans la pièce. Yzang se tourna vers eux et leur ordonna : - Emmenez ces gêneurs dans le bloc TH11-X38 ! Cilghal n’opposa aucune résistance car, après réflexion, les “négociations musclées” n’auraient fait qu’empirer la situation. Elle se leva et les laissa prendre son arme. Kas’rod voulut protester, mais déjà des Stormtroopers le saisissaient par les bras. Alors que les soldats en armure blanche faisaient sortir les deux ambassadeurs, le Grand Moff enfonça un autre bouton. Il déclara : - Les représentants rebelles sont hors d’état de nuire, maître. Puis, il retira son doigt et se retourna pour contempler l’immensité des étoiles. Après un moment, il se décida à envoyer un message au Chef de l’Etat Cal Omas. Appuyant sur une série de touches de son clavier, il fit sortir une petite caméra de la table et commença son discours : - Monsieur le Président de l’Alliance Galactique, je viens vous annoncer que vos ambassadeurs qui avaient pour mission de négocier avec moi-même la libération de Draknar VI et la non-agression du reste du système Naboo sont mes prisonniers. Pour les récupérer, il faudra nous laisser la domination sur le système planétaire, nous rendre toutes les planètes qui furent jadis impériales et rembourser la destruction de Byss. Je vous souhaite de bien réfléchir à ma proposition car de votre décision dépendra le destin de l’Alliance Galactique. Au revoir.
Pendant ce temps, sur Bespin, des touristes observaient un spectacle dans l’amphithéâtre de la Cité des Nuages. Des hommes sauvages, les dompteurs de thrantas, effectuaient des acrobaties sur leurs montures. La démonstration émerveillait les voyageurs, qui poussaient des cris d’étonnement à chaque prouesse des étranges personnages. Le nouveau Baron Administrateur, un Adarien du nom de Corm Bell, avait marchandé avec eux un peu d’animation pour remplir ses caisses. Il avait dû explorer longtemps les nuages à la recherche de ces mystérieux cavaliers qui, d’habitude, se cachaient de la civilisation. Des fois, ils s’approchaient de quelque vaisseau par simple curiosité. La représentation terminée, les monteurs de thrantas disparurent parmi les épais nuages de Bespin. La foule se dispersa alors, retournant vers les boutiques ambulantes ou pas de la cité. Deux jeunes gens, qui se tenaient par la main, se dirigèrent vers un petit commerce de cristaux. Le vendeur était un vieux Caamasi à la barbe grise. En voyant approcher les deux amoureux, il ramassa quelques pierreries et entreprit de les leur exposer. - Bonjour, jeunes gens, vous désirez quelque chose ? demanda-t-il de sa voix chevrotante. - Oui, je voudrais lui offrir quelque chose de spécial, quelque chose pour lui manifester mon amour. Qu’est-ce que vous avez ? Le vieillard leur montra plusieurs bijoux aux couleurs variées, mais à chaque fois le jeune homme, un officier impérial, refusait de l’acheter. Le vieil extra-terrestre montra finalement une gemme ronde, rose et transparente, pendue à un cordon noir. Il raconta : - Cette pierre est un des sept joyaux d’Arkos que j’ai trouvé sur Alderaan, avant la destruction de la planète. Ces gemmes légendaires ont été trouvées par un roi Farghul qui les utilisa pour réunifier son peuple. A sa mort, les joyaux furent dispersés à travers la galaxie et on peut s’attendre à en trouver n’importe où par mégarde. Celle-ci représente justement l’Amour. Le roi Arkos s’en servit pour séduire la fille d’un roi ennemi. La légende dit que celui qui la possède aura de la chance avec son compagnon jusqu’à la fin de ses jours. La transparence symbolise la pureté de l’amour et ses faces réfléchissantes représentent le bonheur, … Aussitôt, le jeune homme s’exclama : - Je le prends ! C’est celui-là qu’il me faut ! - Monsieur a fait un très bon choix ! Ca vous fera 950 crédits républicains, jeune homme. Le garçon chercha à l’intérieur de son uniforme les crédits que le vieillard lui demandait, sortit une bonne poignée, compta ce qu’il lui fallait et les tendit au Caamasi. Le petit extra-terrestre le remercia et lui donna le joyau. Puis, les deux tourtereaux se rendirent ensuite dans un building gigantesque, le Yerith Bespin, l’hôtel VIP de la Cité des Nuages. Tout sourire, la jeune fille commentait avec émerveillement ce qu’ils avaient vu, exprimant avec admiration la beauté du spectacle et remerciant son ami pour son cadeau. Mais quand ils furent dans leurs appartements, la discussion devint beaucoup plus froide. En fait, le jeune homme dépendait des forces des Vestiges qui refoulaient l’autorité du Grand Amiral Pellaeon. Depuis des semaines, elle le sommait de faire quelque chose pour empêcher la soumission des Draknors à la domination de l’Empire. Il était déchiré entre son amour pour elle et son devoir, qui était de mener à bien les décisions de ses supérieurs. - J’ai appris que le Président avait envoyé des diplomates pour négocier la libération de Draknar, et voilà que j’apprends que le Conseil d’Etat est sans nouvelles de ses ambassadeurs ! Tu ne comprends donc pas que si tu ne fais rien, la liberté sera compromise au cœur de la galaxie ? Autrefois, tu me disais que la plus belle chose dans la galaxie était que la paix régnait. Veux-tu qu’elle retombe dans la guerre ? Elle n’en a pas assez vécu ? Tu as gravi les échelons de l’armée impériale afin de diriger l’Empire et de réunifier la galaxie. Cette paix était sur le point de se réaliser, et maintenant qu’elle est menacée et que tu peux agir, tu hésites. Je ne comprends pas. - Bien sûr que non, tu sais bien que j’ai toujours été favorable à une alliance entre la Nouvelle République et les Vestiges. Mais si mes supérieurs refusent de suivre Pellaeon, je n’y peux rien. Je ne suis même pas à la tête de la flotte impériale, je ne suis qu’un petit officier, et … C’est alors que le pilote de la jeune fille entra dans la pièce. - Madame, nous devons partir. Votre père vous attend. - Bien, capitaine. Préparez le vaisseau, je vous rejoins tout de suite. - Bien, Madame. Elle attendit qu’il quitte la pièce, puis se retourna vers son compagnon. - Tu devrais t’opposer à leur révolte, leur donner ton avis. - Ils m’arrêteront si je le fais. - Dans ce cas, ils t’enlèveront ta liberté et tu auras toute l’Alliance à tes côtés. N’est-ce pas mieux ? - Je ne sais pas, Callista. Je ne sais pas. - Je t’en prie ! Je t’aime, Chris. Et je ne voudrais pas avoir à me battre contre toi parce que nous sommes dans des camps opposés. Si tu ne fais rien, il y aura une nouvelle guerre, des milliards de gens mourront et nous serons obligés de nous battre entre nous. La jeune fille avait les larmes aux yeux en disant cela. Le jeune homme détourna la tête. Un silence pesant s’installa. Finalement, il déclara : - Je ferai quelque chose. Je te le promets. Sans lui répondre, elle l’embrassa sur la joue et s’en alla. Alors le jeune officier se mit à réfléchir, cherchant ce qu’il pouvait faire. Une grande agitation habitait son esprit depuis quelques temps. Il vit la navette de celle qu’il aimait traverser les nuages et disparaître dans le ciel de Bespin. Il poussa un soupir plein de tristesse en contemplant les nuées qui emplissaient l’atmosphère de la planète. Soudain, il entendit une sonnerie grésillante derrière lui. Il se dirigea vers elle et appuya sur un bouton blanc, qui actionna l’écran holographique. La silhouette d’un officier impérial apparut et lui annonça : - L’Amiral Lustar vous demande de rejoindre son croiseur sur-le-champ, Capitaine. Réunion de premier ordre confidentielle. La flotte est postée près de Fondor. Il vous attend. - Merci, Caporal. Le jeune standardiste salua et la communication s’éteignit automatiquement. Puis, Chris sortit de la salle, s’adressa aux deux commandos qui gardaient ses appartements et leur ordonna de préparer son vaisseau.
Peu de temps après, dans un des bureaux de l’Alliance Galactique, sur la paisible Mon Calamari, la Ministre de la Défense Léia Organa Solo était assise à sa table de travail, cherchant à contacter les gouvernements des planètes du système Naboo. Un garde de la Nouvelle République entra dans la pièce, s’inclina et se mit au garde-à-vous. La princesse leva la tête et il s’exprima : - Le Président Cal Omas vous demande de bien vous rendre dans son bureau dans les plus brefs délais, Madame. - Vous a-t-il donné le motif de cette convocation ? - Il a dit que c’était au sujet de la mission sur Draknar. Elle sursauta à la mention du nom de la planète conquise par le groupe séparatiste des Vestiges et elle eut soudain un mauvais pressentiment. Son visage apparut troublé au jeune garçon, qui se demanda pourquoi elle était si bouleversée. Finalement, elle lui donna congé. Elle éteignit alors son ordinateur et se dirigea vers la porte. Elle traversa de longs corridors blancs dont le sol était couvert de tapis d’un bleu sombre et arriva finalement aux appartements du Chef d’Etat. La porte s’ouvrit automatiquement à son arrivée et, alors qu’elle pénétrait dans la salle, Cal Omas vint vers elle d’un pas hâtif. Léia était toujours sous le choc et ce que lui dit le Dirigeant confirma ses inquiétudes. - Les ambassadeurs que nous avions envoyés à la rencontre des indépendantistes des Vestiges ont été faits prisonniers. Le chef des Insurgés nous a contacté pour nous informer qu’il les avait pris en otage. - Le chef des Insurgés en personne ? - Oui. Voulez-vous voir l’enregistrement ? Léia hocha la tête, en signe d’approbation. - Il n’a pas voulu nous joindre directement. Sûrement pour ne pas avoir à discuter. Venez. Il se dirigea vers son bureau et appuya sur un bouton. Presque instantanément, un hologramme se forma au-dessus du projecteur qui se trouvait au milieu de la pièce. L’image était en trois dimensions, mais le montrait que le buste du personnage. Un insigne de Grand Moff brillait sur sa poitrine. Après un bref délai, l’homme s’exprima : - Monsieur le Président de l’Alliance Galactique, je viens vous annoncer que vos ambassadeurs qui avaient pour mission de négocier avec moi-même la libération de Draknar VI et la non-agression du reste du système Naboo sont mes prisonniers. Pour les récupérer, il faudra nous laisser la domination sur le système planétaire, nous rendre toutes les planètes qui furent jadis impériales et rembourser la destruction de Byss. Je vous souhaite de bien réfléchir à ma proposition car de votre décision dépendra le destin de l’Alliance Galactique. Au revoir. Puis le projecteur s’éteignit. Cal Omas et Léia restèrent un moment muets et figés. Finalement, la diplomate brisa le silence. - Avez-vous pu déterminer la provenance du message ? - Oui. Le vaisseau-amiral se trouvait en orbite de Draknar même. Léia se mit à réfléchir. Pourquoi un dirigeant se serait risqué à se mêler à sa flotte et à ne pas cacher les coordonnées de l’endroit où il se trouvait ? Ce n’était pas une procédure habituelle. Et de toute façon, les chefs ne négociaient pas eux-mêmes, ils prenaient toujours des intermédiaires. Il y avait donc quelqu’un d’autre aux rennes de cette querelle naissante. La dernière fois qu’ils avaient eu affaire avec le Grand Moff Yzang, ils n’étaient pas parvenus à le localiser et avaient donc cru qu’il était le chef des indépendantistes. A présent, des interrogations supplémentaires se présentaient dans la tête de Léia. - Nous ne pouvons pas accepter leurs conditions tout de même ! s’exclama le Président. - Bien sûr que non ! Mais que faire ? Cilghal et le seigneur Kas’rod sont à leurs mercis. Cal Omas ne dit mot, n’ayant aucune idée. - Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne les tueront pas. Ils savent qu’ils peuvent encore leur servir. Laissez-moi un peu de temps, Chancelier. Je vais réfléchir à ce que nous pouvons faire pour les aider. Je ferai tout mon possible pour éviter un conflit. Le Chef d’Etat fit signe que oui de la tête et la congédia. Elle retourna donc à son bureau. Une fois dans ses appartements, elle soupira longuement ; depuis la fin de la guerre contre les Yuuzhan Vong, son travail était bien plus grand : Cal Omas lui avait proposé le rôle de Ministre de la Défense car elle s’y connaissait et pourrait ainsi intervenir. Par conséquent, elle ne passerait pas son temps enfermée dans les bureaux, mais aurait la possibilité de se battre activement en cas de confrontation. Et elle avait accepté, ignorant qu’elle aurait autant de travail. La fatigue la gagnait et elle finissait par se demander si la guerre n’était pas moins épuisante. C’est alors que son mari, le Général Han Solo, entra triomphalement dans le cabinet. - Les stations de surveillance sont opérationnelles et une partie des canons à ion sont prêts ! Si les Insurgés veulent nous attaquer, ils auront besoin de beaucoup de courage ! Sans compter la flotte qui … Il remarqua enfin la lassitude de son épouse et lui demanda : - Quelque chose ne va pas ? Elle poussa un profond soupir de découragement. - Cilghal et Gen Kas’rod, que j’avais envoyé pour négocier la libération de Draknar VI, ont été capturés par les Insurgés. Je l’ai appris à l’instant. Dire qu’en acceptant ce poste je croyais que je pourrais voir d’autre chose que les dossiers des bureaux, je me trompais. Les Insurgés posent encore plus de problèmes que les Yuuzhan Vong. Nos ambassadeurs ont présenté plusieurs solutions à leur chef, mais celui-là n’a rien voulu entendre et a appelé des commandos pour les mettre dans les cachots. En plus, il vient nous provoquer directement. - A-t-on pu le localiser ? - Il était en orbite autour de Draknar. - Il y a donc quelqu’un d’autre à la tête de cette manipulation. Un leader ne se mélange jamais à son armée, ce serait bien trop dangereux. La seule à avoir fait cela était Mon Mothma au cours de la Bataille d’Endor. - C’est ce que j’ai pensé aussi quand je l’ai appris. Mais qui ? Notre seule chance de mettre fin à cette invasion serait de convaincre les autres planètes du système Naboo de se joindre à nous, mais l’Empire brouille toutes les communications vers là-bas, et tous nos ambassadeurs sont occupés à négocier avec d’autres mondes meurtris par la guerre. - Tu devrais envoyer Luke pour ça. C’est le plus grand Jedi que je connaisse et il ne refusera pas de donner un coup de main à sa sœur quand même. - Luke a bien assez à faire avec la construction d’une nouvelle Académie Jedi. Han réfléchit un moment, regardant dans le vide. Léia, elle, observait chacun de ses traits pendant qu’il songeait. Il déclara finalement, avec lassitude, comme s’il disait quelque chose qu’il ne voulait pas dire : - Alors il faut employer la manière forte. Léia sursauta à cette phrase. - Non ! Il y a eu assez de guerre durant ces quarante dernières années, je n’en engagerai pas une autre. - Et si tu n’as pas le choix ? - Il y a toujours une alternative ! affirma-t-elle avec une violence qu’elle ne voulait pas. Elle ne pensait pas ce qu’elle disait, mais elle voulait y croire. Ses yeux s’emplirent de larmes. Son mari posa sa main sur l’épaule de Léia pour la réconforter. - Ne t’inquiètes pas. Si on en arrive là, je serai là pour te soutenir. Il la serra dans ses bras et l’embrassa sur le front.
Dans l’infinité de l’espace, un petit vaisseau diplomatique aldiran quitta l’hyperespace et entra dans l’atmosphère de la paisible planète Aldira. Après avoir survolé les champs de la capitale, la navette se posa sur la place principale de la ville, juste en face du Palais du Gouverneur. Andorra était aussi appelée la “Cité d’Argent”, car elle était constituée de buildings chromés, ressemblant à ceux d’Alderaan, mais en plus fins. En effet, au cours des millénaires, le pouvoir était passé entre les mains de bien des peuples. Les premiers étaient les Naboos qui construisirent des villes suivant leurs goûts. Un jour, un roi qui voulait se démarquer de ses origines décida de bâtir une nouvelle capitale, possédant plus de bois et de dorures, afin de manifester sa richesse. Quelques cents années avant la destruction d’Alderaan, Karan Fierce, le cousin d’Ecclessis Organa, prit le pouvoir et construisit une ville préservant le goût aldiran pour les fastes, tout en respectant l’architecture alderandaise. Un cortège d’une dizaine de personnes était en train de descendre les marches blanches de l’édifice. La passerelle du vaisseau s’abaissa et une jeune fille, accompagnée d’une escorte, en émergea. L’homme qui était à la tête de la procession, un homme d’une soixantaine d’années, s’avança d’un pas vif vers elle. Quand ils furent face à face, elle lui sauta au cou. - Papa ! - Mon enfant ! Quelles sont les nouvelles ? Est-ce que ton ami a fait quelque chose ? Il s’agissait de Beran Fierce, Gouverneur d’Andorra. Autrefois, la famille Fierce régnait sur Aldira, mais durant la période du déclin de l’Ancienne République, le roi corrompu Jillian Fierce fut contraint d’abandonner sa place pour despotisme et la famille Fierce fut abaissée au rang de gouverneur de la capitale. Ils avaient tout de même gardé leurs titres princiers. - Malheureusement, rien n’est encore mis en place, mais il m’a promis d’intervenir. Qu’y a-t-il de nouveau de ton côté ? - J’ai informé la … commença à dire le vieil homme. Un jeune homme bien bâti s’approcha d’eux, un casque de bronze sous le bras. Il portait une scintillante armure cuivrée aux formes agressives, signe qu’il était le commandant de armée aldirane. C’était le premier enfant du proconsul, le prince Filipp. Les deux jeunes gens s’étreignirent chaleureusement. - Comment vas-tu, petite sœur ? - Très bien, et toi ? C’est pas trop fatigant de défendre une cité qui vit dans le calme le plus total. - Non, ça va, je survis. Alors qu’elle s’apprêtait à ajouter quelque chose, le jeune militaire remarqua que son père s’impatientait et fit signe à sa sœur qu’il y avait plus important derrière elle. Le Gouverneur avait les bras croisés et faisait la grimace. Dès que sa fille se retourna, il continua ses propos, tout en montant les escaliers du palais. - J’ai informé le Chancelier de notre situation. Il m’a dit que ses ambassadeurs étaient aux mains des Insurgés et qu’il était en pleine réunion avec le Conseil de l’Alliance Galactique pour décider des mesures à prendre. - J’étais au courant, moi aussi, soupira-t-elle. Qu’a-t-il conseillé de faire en attendant ? - Rester sur nos gardes et résister du mieux que nous le pourrons, c’est tout ce qui est en notre pouvoir. - Mes hommes sont prêts à se battre ! assura Filipp. Les Aldirans étant de nature pacifique, Callista savait parfaitement que l’armée de son frère était incapable d’affronter une simple garnison impériale, mais elle se contenta de dire avant de soupirer : - Espérons que cela suffise ... Un silence pesant s’installa, alors qu’ils continuaient leur ascension, toujours suivis par le cortège des consuls. Finalement, le Gouverneur brisa le silence : - Et ton voyage, comment s’est-il passé ? demanda-t-il à l’attention de sa fille. - Comme tous les déplacements diplomatiques. Ce fut seulement lorsqu’ils arrivaient en haut des escaliers que Beran remarqua les cernes qu’elle avait sous les yeux. En effet, lors de ce genre d’entretien, il était d’usage de ne pas se regarder. Ils s’arrêtèrent au niveau de la grande porte de fer. Le vieillard la regardait avec une expression grave sur le visage. - Tu m’as l’air fatiguée, tu ferais mieux de te reposer. Je … - Non, je vais très bien, je t’assure ! C’est juste que je m’inquiète au sujet de Chris, j’espère qu’il va faire quelque chose. Sinon tout va bien ! s’empressa de lui répondre sa fille. - Callista, je parle sérieusement. Vas te reposer. - Mais … Il posa sa main sur l’épaule de la jeune fille. - Ne t’inquiète pas, tout ira bien. Maintenant, va dormir un peu. Je convoquerai le Conseil demain en fin de matinée. Il lui sourit faiblement, inclina légèrement la tête, puis la releva. Callista baissa les yeux et monta d’un pas pressé l’escalier en colimaçon qui menait à sa chambre, sous les toits.
Alors que l’astronef de Callista se posait sur la place d’Andorra, une navette impériale apparut soudainement dans l’espace de Fondor. Cela ne pouvait étonner les habitants de la planète, une flotte de gigantesques croiseurs se trouvait en orbite, mais, contrairement à la flotte qui entourait Draknar, l’activité était beaucoup plus faible. Dans le petit vaisseau, un jeune homme, assis sur le siège du passager était en train de donner des directives aux pilotes. Les deux hommes dirigèrent la navette vers un Super Star Destroyer, le Triangle de Feu. C’est alors que le plus grand navire, un Destroyer de classe Eclipse, une catégorie que l’on croyait disparue depuis des années, contacta le vaisseau. - Ici le Super Star Destroyer Thanatos, vous êtes priés de monter à notre bord. L’Amiral Lustar vous attend. Commencez votre approche. La communication se coupa aussitôt. Chris fit signe aux pilotes de faire ce que le caporal avait ordonné, bien qu’il en fût inquiet. Il était particulièrement surpris de voir un croiseur Eclipse, et la manière dont on l’avait fait venir ne lui laissait rien présager de bon. - Quelque chose d’étrange est en train de se produire, mais je ne sais pas quoi … se dit-il à lui-même, alors que la navette approchait des docks du Super Destroyer. Une fois dans le hangar, il remarqua que son supérieur l’attendait bien, apparemment tendu. - D’où vient ce … vaisseau ? demanda le Capitaine Jensson, partagé entre appréhension et émerveillement. L’Amiral l’interrompit en levant le doigt sévèrement. - Vous en avez mis du temps, Capitaine ! Le Maître est contrarié par votre retard. - Mais ... j’étais en congé ! protesta-t-il. - Le devoir avant tout, jeune homme. Le devoir avant tout. On ne vous l’a pas appris à l’Académie ? Je vous ai fait venir d’urgence car il nous convoque pour une réunion de premier ordre. Il est arrivé hier, à l’improviste, à bord de son croiseur, et nous a ordonné de réunir tous les officiers supérieurs sur-le-champ. Il estime qu’il est temps de passer à la deuxième phase du plan. Le jeune capitaine ne comprenait pas tout ce que son supérieur lui racontait, mais il l’écoutait quand même. Surtout, il ignorait qui était “le Maître”. Ils traversèrent un nombre important de corridors, Chris continuant à écouter l’Amiral lui expliquer la situation. Ils arrivèrent finalement dans une grande pièce plongée dans la pénombre. Des holo-écrans brillaient dans le vide, montrant diverses informations tactiques aux Généraux, Amiraux et autres hauts officiers qui se trouvaient là. Au centre de la salle, il y avait un siège, semblable à celui de l’Empereur Palpatine sur la Seconde Etoile de la Mort, où était assis un homme vêtu de noir, une capuche cachant son visage ridé. Lorsque les deux hommes entrèrent, le mystérieux personnage s’interrompit, pivota vers eux et les salua : - Capitaine Jensson, quelle joie de vous voir enfin parmi nous ! Nous étions en train d’analyser les différents dispositifs que nous avons à notre disposition en vous attendant. Il est temps de vous montrer pourquoi je vous ai tous convoqués. Il fit tourner son siège et appuya sur un bouton de l’accoudoir de son siège. Aussitôt les écrans holographiques se transformèrent et montrèrent une carte stellaire représentant le système de Naboo et ses environs proches. Les écrans restèrent figés, alors que le Maître recommença à parler. - Le roi d’Aldira a refusé de se joindre à nous. J’ai donc décidé d’annexer la planète. Nous ne pouvons nous permettre d’avoir des ennemis dans le système où nous envisageons d’implanter notre base principale. A ce moment, de petits vaisseaux apparurent sur l’écran en 2D au milieu du système et se dirigèrent vers le rond qui représentait Aldira. - Nous enverrons quarante chasseurs de diverses sortes, sept TIE Bomber pour neutraliser leurs défenses et des troupes. Les commandos auront pour mission d’infiltrer le Palais du Gouverneur, dans la capitale, Andorra, et de soumettre le roi et ses consuls. Les Aldirans ne sont pas belliqueux et leur armée est faible, il sera facile de les maîtriser. Il fit une pause et pivota sur son fauteuil. - Capitaine Jensson. - Oui, Maître ? Le jeune homme eut du mal à prononcer ce dernier mot, mais Lustar lui avait dit qu’ils devaient considérer le Maître comme le Nouvel Empereur. - C’est vous que j’ai choisi pour mener cette attaque. Je vous nomme chef de commando. Choqué, l’Amiral Lustar intervint : - C’est impossible ! On ne peut pas confier la direction d’une mission à un Capitaine ! Ce serait un outrage au Code Impérial ! Vous … Aussitôt, le mystérieux personnage tendit sa main vers l’Amiral, qui semblait soudain s’étrangler. - La loi, c’est moi ! Et ceux qui s’opposeront à mon autorité subiront le même sort que les résistants Aldirans. L’homme en toge noir reposa sa main et Lustar s’écroula, haletant. Le Maître se tourna alors vers Chris. - Sauf votre respect, Excellence, (cette fois, ce fut beaucoup plus facile, lui sembla-t-il) je pense ne pas être à la hauteur de la mission que vous avez l’amabilité de me confier. J’apprécie beaucoup le fait que vous me reconnaissiez cette qualité, mais je crains que vous ne vous trompiez sur mon compte. Un sourire perfide et malsain se dessina sur le visage du sombre personnage, puis se transforma en moue de déception quand le jeune homme eut fini de parler. - Capitaine, je vous assure que vous êtes le plus compétent pour ce que je demande. Aucun de ceux qui sont présents ici ne pourrait mieux effectuer ce travail que vous. J’ai placé tant d’espoirs en vous ! Vous ne voulez pas me décevoir tout de même ? Enfin bon, je vous laisse le choix. Réfléchissant quelques instants, le jeune officier était, encore une fois, déchiré par la promesse qu’il avait faite à Callista et son devoir. - C’est d’accord. J’accepte ma mission, votre Altesse ! Le Maître acquiesça de la tête. -Vous pouvez vous retirer. Le jeune homme salua, en faisant claquer les talons de ses bottes, et s’en alla. Alors les holo-écrans reprirent leur forme d’origine et le Maître continua à exposer des tactiques à ses subordonnées. |
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